Le Nouveau Centre se réclame des idées qui faisaient la force de l’UDF. Notre formation politique repose sur un socle de valeurs que partagent la pensée libérale, la doctrine démocrate-chrétienne et la réflexion radicale. Nous sommes convaincus que ces valeurs humanistes, libérales et européennes ont vocation à rassembler un grand nombre de Français pour mieux relever les défis de l’avenir.

Les différentes familles centristes ont en commun des valeurs de tolérance et de respect de l’autre. Les citoyens ont tout à gagner à l’ouverture d’un dialogue constructif et responsable entre les différents courants qui animent la vie nationale. La majorité et l’opposition doivent entretenir, au Parlement comme dans le pays, des rapports respectueux, sans exclusive, dans le respect des convictions de chacun.

Un attachement exigeant aux libertés économiques et politiques : voilà qui constitue, à notre sens, le fondement des valeurs du Centre. A l’inverse, ce n’est que très récemment que les socialistes français, jamais en retard d’un archaïsme, ont reconnu la valeur de l’économie de marché ! Nous sommes convaincus pour notre part qu’il n’est pas de progrès social sans progrès des libertés et que les énergies françaises ont besoin d’être libérées.
L’entreprise et l’entrepreneur doivent intégrer un imaginaire national que la puissance publique modèle depuis toujours. Les temps sont révolus d’un Etat qui savait, pouvait, et voulait tout. Le volontarisme est souvent le pire ennemi de la volonté. La France doit retrouver confiance en sa société civile et dans le dynamisme de ses citoyens.

Mais notre libéralisme économique n’est pas un aveuglement. Nous savons l’importance de la collectivité quand il s’agit de donner à chacun les moyens d’exercer sa liberté ; nous portons une conception exigeante de la justice sociale, de la fraternité et de la solidarité.

Les libertés auxquelles nous tenons sont également politiques. Notre pays ne souffre pas d’un trop de démocratie. Le dialogue et l’équilibre entre les différents pouvoirs y sont au contraire bafoués depuis trop longtemps. C’est en nous souvenant de Montesquieu et de la pensée des Lumières que nous plaidons pour une réforme institutionnelle ambitieuse.
L’organisation politique de notre pays peut concilier la volonté d’efficacité et l’exigence démocratique. Nous ne voulons pas d’un régime des experts : il est temps de renouer avec l’esprit des institutions de la Ve République en nous souvenant que le Parlement est l’expression de la volonté populaire. Les modes de désignation de notre représentation nationale doivent être repensés afin qu’elle reflète plus largement la réalité politique du pays.

L’approfondissement de notre démocratie impose de s’engager sans hésiter sur la voie de l’approfondissement des libertés locales. Nous rêvons d’une République plus et mieux décentralisée. Une définition explicite des compétences des différentes collectivités locales et de l’Etat autoriserait ainsi une gestion plus efficace. La transparence des procédures de décision doit être mieux assurée, afin que les citoyens puissent se reconnaître dans les institutions qui agissent sur leur vie quotidienne.
C’est animé du même sentiment que nous regrettons la faiblesse des corps intermédiaires dans notre pays (partis politiques, syndicats), que ne compense pas une activité associative trop morcelée.
Nous souhaitons que la presse puisse jouer son rôle dans le débat public sans que soient obérées sa liberté de ton et son indépendance à l’égard des intérêts industriels.

Notre famille politique a fait, avant d’autres, le choix de l’Europe. On parlait autrefois d’un horizon européen : ce lointain s’est aujourd’hui rapproché, jusqu’à prendre place dans le quotidien de millions de citoyens.
La construction européenne a été imaginée pour assurer la paix entre les nations du Vieux continent. Notre responsabilité, c’est désormais de choisir de faire de l’Union européenne un artisan de paix et un facteur de stabilité à l’échelle de la planète.
La construction d’une Europe de la Défense représente un des moyens de cette ambition, dans le respect de nos engagements auprès de l’OTAN. Les grands conflits de demain pourraient également se nourrir des problèmes énergétiques : le Nouveau Centre est très attaché à la définition d’une politique européenne de l’énergie.

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