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En attendant : Doyouvelo ?
dans Paris, Santé, Transports Mots-clefs :Boostyle, Chez Colette, Décathlon, Dernier métro, Doyouvelo, ENSCI, Fluo, Guy Cotten, Martin Hirsch, Mode, Paul Belmondo, Publicité, Rue du faubourg Saint-Honnoré, Sécurité, Trench, Vélib, Vélo
Une jeune marque, Doyouvelo, a répondu à l’appel de la horde de consommateurs enthousiasmés par leur pratique du Velib, mais désorientés par le trou béant laissé entre le trench Burberry et le maillot Casino à poids rouge.
L’affaire est pensée pour nous les non-sportifs chics à la recherche de solutions techniques : matières très légères, volet arrière et fentes latérales pour une bonne aération, brassards intégrés et gilet fluo dézippable en doublure pour la visibilité. Sans rien concéder au look, vous pourrez décider de rentrer en toute quiétude après le dernier métro (Attention l’alcool nuit à la linéarité de la trajectoire et surtout au temps de réaction).
Les full-sécurité n’auront plus à trimballer dans leur sac un gilet et une cape. Restent encore à régler les cas du phare, de la pompe, de la chambre à air de rechange et de la clef pour régler les freins… Espérons que la gamme se complétera. Le casque pliable qui rentre dans un soufflet de cartable ou la guêtre aussi facile à installer qu’une tente Quechua pour vite protéger les plis de son pantalon restent encore à inventer.
A noter que cette jeune marque a su donner une place aux jeunes. Des étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure de Conception Industrielle (ENSCI) ont pu participer au projet entrepreneurial sans même une intervention de Martin Hirsch.
Deux bémols
Le trench jaune fluo n’est disponible que dans une version féminine. Guy Cotten, spécialiste international du ciré jaune, propose pour sa part des vestes à haute visibilité. Mais, non adaptées au cyclisme, elles sont aussi à haute transpiration. Une charmante CAP’LIB est proposée dans le catalogue. Retour au point de départ : elle s’avère évidemment bien encombrante en l’absence de pluie ou de Velib. Rappelons à Doyouvelo ce passage du « dictionnaire portatif » de Voltaire, le père de Zadig. « Lorsqu’on inventa les ciseaux, qui ne sont pas de l’antiquité la plus haute, que ne dit-on pas contre les premiers qui se rognèrent les ongles et qui coupèrent une partie des cheveux qui leur tombaient sur le nez. ». Espérons que l’égérie de la marque, Paul Belmondo, saura faire pour le Velib ce que les rappeurs ont fait en leur temps pour le yachting et la veste de quart. Etre bling-bling sans concession sinon rien.
La réaction des stylistes de Décathlon est également à surveiller. La marque nordiste, qui vend plus d’un vélo sur cinq en France, ne s’est convertie à l’urbanité que dans sa gamme de vélos B’Twin (avec succès). Les textiles proposés restent encore très (trop) marqués par leur vocation sportive.
Les cordons des jeunes bourses devront faire un peu plus que se desserrer. Il n’est pas évident que maman décide (accepte) d’offrir à Noël une belle veste Doyouvelo à son petit chérubin pour dormir tranquillement alors qu’il fend la nuit parisienne avec son Velib. Léger sentiment d’être exclu de la cible marketing de Doyouvelo. N’est pas bobo qui veut. Le Nouveau Centre anticipe déjà. Ici l’invitation pour le 4ème carrefour des Centres « Comment lutter contre le surendettement ?» , le 14 mai de 18h30 à 20h30 à l’Assemblée nationale. Espérons que Doyouvelo sorte de chez Colette avant que l’arthrose nous guette. Le choix de l’enseigne était pour la rime. En vérité vous pourrez essayer votre voyant objet de désir chez Boostyle, juste à coté, au 91 rue du Faubourg Saint-Honoré.
Une jeune marque bien sympa.
Boutique en ligne à visiter ici.
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Nicolas Alexandre
Cycliste pratiquant
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